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		<title><![CDATA[Sonett-Forum - Andere französische Autoren]]></title>
		<link>https://sonett.fontane-place.de/</link>
		<description><![CDATA[Sonett-Forum - https://sonett.fontane-place.de]]></description>
		<pubDate>Tue, 30 Jun 2026 02:07:13 +0000</pubDate>
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		<item>
			<title><![CDATA[Jammes, Francis: Je me souviens de telle fleur, dans un tel bois]]></title>
			<link>https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=12737</link>
			<pubDate>Thu, 04 Jan 2018 16:32:37 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett.fontane-place.de/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=12737</guid>
			<description><![CDATA[<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Francis Jammes</span><br />
1868 - 1938 Frankreich<br />
<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Sonnets pour commencer<br />
<br />
III</span><br />
<br />
<br />
Je me souviens de telle fleur, dans un tel bois<br />
De cet insecte au creux d'un ormeau, d'une chasse<br />
Où je distingue cencor le vol d'une bécasse,<br />
D'un verre d'eau que dans une ferme je bois.<br />
<br />
Mais j'oublie, à présent que j'anance, une voix<br />
Qu me fut chère, un coeur qui tenait tant de place<br />
Qu’il emplissait le mien, une charmante face <br />
Et des lèvres d’amour qui disaient toi pour moi. <br />
<br />
Cette voix et ce cœur^ cette face et ces lèvres, <br />
Puissent-ils à leur tour m’avoir bien déserté <br />
Et ne retenir rien de cette double fièvre <br />
<br />
Qu’une rose au Printemps, une abeille en Été, <br />
La trace en bondissant que fait dans l’herbe un lièvre <br />
Ce qui n’est plus cela que nous avons été.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Francis Jammes</span><br />
1868 - 1938 Frankreich<br />
<br />
<br />
<span style="font-weight: bold;" class="mycode_b">Sonnets pour commencer<br />
<br />
III</span><br />
<br />
<br />
Je me souviens de telle fleur, dans un tel bois<br />
De cet insecte au creux d'un ormeau, d'une chasse<br />
Où je distingue cencor le vol d'une bécasse,<br />
D'un verre d'eau que dans une ferme je bois.<br />
<br />
Mais j'oublie, à présent que j'anance, une voix<br />
Qu me fut chère, un coeur qui tenait tant de place<br />
Qu’il emplissait le mien, une charmante face <br />
Et des lèvres d’amour qui disaient toi pour moi. <br />
<br />
Cette voix et ce cœur^ cette face et ces lèvres, <br />
Puissent-ils à leur tour m’avoir bien déserté <br />
Et ne retenir rien de cette double fièvre <br />
<br />
Qu’une rose au Printemps, une abeille en Été, <br />
La trace en bondissant que fait dans l’herbe un lièvre <br />
Ce qui n’est plus cela que nous avons été.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Arvers, Félix: Mon âme a son secret...]]></title>
			<link>https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=12683</link>
			<pubDate>Sun, 05 Apr 2015 16:08:58 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett.fontane-place.de/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=12683</guid>
			<description><![CDATA[Félix Arvers<br />
<br />
<br />
Mon âme a son secret, ma vie a son mystère,<br />
Un amour éternel en un moment conçu :<br />
Le mal est sans espoir, aussi j’ai dû le taire,<br />
Et celle qui l’a fait n’en a jamais rien su.<br />
<br />
Hélas ! j’aurai passé près d’elle inaperçu,<br />
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire.<br />
Et j’aurai jusqu’au bout fait mon temps sur la terre,<br />
N’osant rien demander et n’ayant rien reçu.<br />
<br />
Pour elle, quoique Dieu l’ait faite douce et tendre,<br />
Elle suit son chemin, distraite et sans entendre<br />
Ce murmure d’amour élevé sur ses pas.<br />
<br />
À l’austère devoir, pieusement fidèle,<br />
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d’elle<br />
” Quelle est donc cette femme ? ” et ne comprendra pas.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Félix Arvers<br />
<br />
<br />
Mon âme a son secret, ma vie a son mystère,<br />
Un amour éternel en un moment conçu :<br />
Le mal est sans espoir, aussi j’ai dû le taire,<br />
Et celle qui l’a fait n’en a jamais rien su.<br />
<br />
Hélas ! j’aurai passé près d’elle inaperçu,<br />
Toujours à ses côtés, et pourtant solitaire.<br />
Et j’aurai jusqu’au bout fait mon temps sur la terre,<br />
N’osant rien demander et n’ayant rien reçu.<br />
<br />
Pour elle, quoique Dieu l’ait faite douce et tendre,<br />
Elle suit son chemin, distraite et sans entendre<br />
Ce murmure d’amour élevé sur ses pas.<br />
<br />
À l’austère devoir, pieusement fidèle,<br />
Elle dira, lisant ces vers tout remplis d’elle<br />
” Quelle est donc cette femme ? ” et ne comprendra pas.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Dessommes, George: Subtilité]]></title>
			<link>https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=12682</link>
			<pubDate>Mon, 30 Mar 2015 10:45:25 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett.fontane-place.de/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=12682</guid>
			<description><![CDATA[George Dessommes<br />
USA<br />
<br />
Subtilité<br />
<br />
Vous éclatez toujours de rire,<br />
Madame, - et c’est vraiment hardi, -<br />
Lorsque galament on vous dit<br />
Que pour vos beaux yeux on soupier.<br />
<br />
Alors l’amoureux en délire,<br />
Par votre sans-gène étourdi,<br />
S’enfuit bien vite, et vouz maudit<br />
De ne pas croire à son martyre.<br />
<br />
Mais les perles d’émail brilliant,<br />
Qu’ainsi vous montrez en riant,<br />
Me causent un plaisir extreme;<br />
<br />
Or, simplement pour le revoir,<br />
Laissez-mi de nouveau, ce soir,<br />
Vouz le répéter: Je vous aime!]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[George Dessommes<br />
USA<br />
<br />
Subtilité<br />
<br />
Vous éclatez toujours de rire,<br />
Madame, - et c’est vraiment hardi, -<br />
Lorsque galament on vous dit<br />
Que pour vos beaux yeux on soupier.<br />
<br />
Alors l’amoureux en délire,<br />
Par votre sans-gène étourdi,<br />
S’enfuit bien vite, et vouz maudit<br />
De ne pas croire à son martyre.<br />
<br />
Mais les perles d’émail brilliant,<br />
Qu’ainsi vous montrez en riant,<br />
Me causent un plaisir extreme;<br />
<br />
Or, simplement pour le revoir,<br />
Laissez-mi de nouveau, ce soir,<br />
Vouz le répéter: Je vous aime!]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Dessommes, George : Mes Poëtes]]></title>
			<link>https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=12681</link>
			<pubDate>Mon, 30 Mar 2015 10:24:04 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett.fontane-place.de/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=12681</guid>
			<description><![CDATA[George Dessommes<br />
USA<br />
<br />
Mes Poëtes<br />
<br />
A Victor Hugo<br />
<br />
Trop soigneux des couleurs  et du côté plastique,<br />
Gautier sait éblouir les yeux, charmer les sens;<br />
Mais il ne peut, malgré ses rhythmes ravissants,<br />
Tirer de notre cœur un soupir sympathique.<br />
<br />
Du plus sublime amour inspirant ses accents,<br />
Lamartine est toujours suave et pathétique.<br />
Mais la molle langueur de sa lyre mystique<br />
Dans nos jous d’action nous rendrait impussants.<br />
<br />
Musset, maître adore, créateur de mon âme,<br />
Dans ses plus belles fleurs verse trop de poison,<br />
Et trop souvent, hélas! déroute ma raison.<br />
<br />
Seul Hugo, le vieux barde, a ce verbe de flame<br />
Qui rallume à jamais, dès qu’il a résonné,<br />
L’espoir du pauvre enfant désillusionné.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[George Dessommes<br />
USA<br />
<br />
Mes Poëtes<br />
<br />
A Victor Hugo<br />
<br />
Trop soigneux des couleurs  et du côté plastique,<br />
Gautier sait éblouir les yeux, charmer les sens;<br />
Mais il ne peut, malgré ses rhythmes ravissants,<br />
Tirer de notre cœur un soupir sympathique.<br />
<br />
Du plus sublime amour inspirant ses accents,<br />
Lamartine est toujours suave et pathétique.<br />
Mais la molle langueur de sa lyre mystique<br />
Dans nos jous d’action nous rendrait impussants.<br />
<br />
Musset, maître adore, créateur de mon âme,<br />
Dans ses plus belles fleurs verse trop de poison,<br />
Et trop souvent, hélas! déroute ma raison.<br />
<br />
Seul Hugo, le vieux barde, a ce verbe de flame<br />
Qui rallume à jamais, dès qu’il a résonné,<br />
L’espoir du pauvre enfant désillusionné.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Nérée Beauchemin: Beethoven]]></title>
			<link>https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=12673</link>
			<pubDate>Sun, 03 Aug 2014 17:20:11 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett.fontane-place.de/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=12673</guid>
			<description><![CDATA[Nérée Beauchemin <br />
(1850-1931) Canada<br />
<br />
Beethoven.<br />
 Sonnet.<br />
<br />
Est-ce l'harmonieux orchestre que l'aurore <br />
Réveille sous la verte ogive des buissons ? <br />
Que dis-je ? Les oiseaux ne chantent pas encore, <br />
Et l'avril sur les bois fait courir ses frissons.<br />
<br />
Maître prestigieux, que tout artiste adore, <br />
Toi dont l'oreille entend les divines chansons, <br />
De l'ivoire enchanté du clavecin sonore <br />
C'est toi qui fais jaillir ces mélodieux sons.<br />
<br />
Doux accords, trilles clairs, capricieuses gammes <br />
Se déroulent : ainsi se déroulent les lames <br />
Que caresse le souffle amoureux du matin.<br />
<br />
Et pourtant, Beethoven, tes stances idéales <br />
Ne sont qu'un vague écho des blanches cathédrales <br />
Où vibrent les sereins alléluias sans fin.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Nérée Beauchemin <br />
(1850-1931) Canada<br />
<br />
Beethoven.<br />
 Sonnet.<br />
<br />
Est-ce l'harmonieux orchestre que l'aurore <br />
Réveille sous la verte ogive des buissons ? <br />
Que dis-je ? Les oiseaux ne chantent pas encore, <br />
Et l'avril sur les bois fait courir ses frissons.<br />
<br />
Maître prestigieux, que tout artiste adore, <br />
Toi dont l'oreille entend les divines chansons, <br />
De l'ivoire enchanté du clavecin sonore <br />
C'est toi qui fais jaillir ces mélodieux sons.<br />
<br />
Doux accords, trilles clairs, capricieuses gammes <br />
Se déroulent : ainsi se déroulent les lames <br />
Que caresse le souffle amoureux du matin.<br />
<br />
Et pourtant, Beethoven, tes stances idéales <br />
Ne sont qu'un vague écho des blanches cathédrales <br />
Où vibrent les sereins alléluias sans fin.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[HUYGENS, CONSTANTIJN: Ie voudroij bien Phillis. ha! facheuse contrainte]]></title>
			<link>https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10458</link>
			<pubDate>Sat, 11 Aug 2012 18:23:41 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett.fontane-place.de/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10458</guid>
			<description><![CDATA[CONSTANTIJN HUYGENS<br />
1596 - 1687 Niederlande<br />
<br />
<br />
Ie voudroij bien Phillis. ha! facheuse contrainte <br />
 <br />
Qui m'oblige à celer tous les voeux que je faijs: <br />
 <br />
Esloignez vous de moij, respect pudeur et crainte, <br />
 <br />
Laissez moij librement exprimer mes souhaits. <br />
<br />
Ie voudroij, je voudroij, que sensible à ma plainte <br />
 <br />
Vous. mais que vaij-je dire, o dieux, je vous desplais. <br />
 <br />
Non, non, de quelqu' ardeur que je souffre l'atteinte, <br />
 <br />
Ie te jure ma foy de n'en parler jamais. <br />
 <br />
Mais pourquoy refuser ce secours à ma flame? <br />
<br />
Mais pourquoij retenir ce secret en mon ame? <br />
 <br />
Disons le, quoy qu'apres j'en souffre le trespas. <br />
 <br />
Ie voudroij. ha! je meurs, je ne l'oseroij dire. <br />
 <br />
Il fault pourtant finir l'exces de mon martire. <br />
 <br />
Ie voudroij. ha! Phillis ne m'entendez vous pas.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[CONSTANTIJN HUYGENS<br />
1596 - 1687 Niederlande<br />
<br />
<br />
Ie voudroij bien Phillis. ha! facheuse contrainte <br />
 <br />
Qui m'oblige à celer tous les voeux que je faijs: <br />
 <br />
Esloignez vous de moij, respect pudeur et crainte, <br />
 <br />
Laissez moij librement exprimer mes souhaits. <br />
<br />
Ie voudroij, je voudroij, que sensible à ma plainte <br />
 <br />
Vous. mais que vaij-je dire, o dieux, je vous desplais. <br />
 <br />
Non, non, de quelqu' ardeur que je souffre l'atteinte, <br />
 <br />
Ie te jure ma foy de n'en parler jamais. <br />
 <br />
Mais pourquoy refuser ce secours à ma flame? <br />
<br />
Mais pourquoij retenir ce secret en mon ame? <br />
 <br />
Disons le, quoy qu'apres j'en souffre le trespas. <br />
 <br />
Ie voudroij. ha! je meurs, je ne l'oseroij dire. <br />
 <br />
Il fault pourtant finir l'exces de mon martire. <br />
 <br />
Ie voudroij. ha! Phillis ne m'entendez vous pas.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[SWARTH, HELENE: LA CHAMBRE.]]></title>
			<link>https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10413</link>
			<pubDate>Sun, 29 Jul 2012 12:26:31 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett.fontane-place.de/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10413</guid>
			<description><![CDATA[HELENE SWARTH.<br />
<br />
<br />
<br />
La chambre m'e§t sacree oil ton regard m'a lui.<br />
J'y veux rester r8ver, ne par ant a personne,<br />
En ecoutant le vent, le feu, l'heure qui sonne,<br />
Sur mes genoux frileux bercant mon pale ennui.<br />
Et mon cceur douloureux qui pleure et qui s'etonne<br />
Dira : — " C'avons-nous fait du beau printemps enfui ?<br />
Tattendais mon amour et j'ai crie vers lui.<br />
II e§t venu trop tard, dans la foret d'automne. "<br />
— 0 mon coeur douloureux ! ne pleure pas si fort !<br />
Nous dormirons bientOt d'un bon sommeil sans reve.<br />
— " Non ", me repond mon cceur, " je veux souffrir encor.<br />
— 0 cceur gonfle d'amour comme un fruit lourd de seve,<br />
Fruit nefa§te et maudit comme la pomme d'Eve,<br />
0 cceur desespere ! 'ne veux-tu pas la mort ?]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[HELENE SWARTH.<br />
<br />
<br />
<br />
La chambre m'e§t sacree oil ton regard m'a lui.<br />
J'y veux rester r8ver, ne par ant a personne,<br />
En ecoutant le vent, le feu, l'heure qui sonne,<br />
Sur mes genoux frileux bercant mon pale ennui.<br />
Et mon cceur douloureux qui pleure et qui s'etonne<br />
Dira : — " C'avons-nous fait du beau printemps enfui ?<br />
Tattendais mon amour et j'ai crie vers lui.<br />
II e§t venu trop tard, dans la foret d'automne. "<br />
— 0 mon coeur douloureux ! ne pleure pas si fort !<br />
Nous dormirons bientOt d'un bon sommeil sans reve.<br />
— " Non ", me repond mon cceur, " je veux souffrir encor.<br />
— 0 cceur gonfle d'amour comme un fruit lourd de seve,<br />
Fruit nefa§te et maudit comme la pomme d'Eve,<br />
0 cceur desespere ! 'ne veux-tu pas la mort ?]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[SWARTH, HELENE: SUR TES YEUX...]]></title>
			<link>https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10412</link>
			<pubDate>Sun, 29 Jul 2012 12:25:02 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett.fontane-place.de/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10412</guid>
			<description><![CDATA[HELENE SWARTH.<br />
<br />
<br />
SUR TES YEUX...<br />
<br />
Sur tes yeux puns et froids et tes levres severes<br />
J'appuierai mes regards comme de longs baisers.<br />
Oh ! le doux bleu calin des clairs cieux printaniers<br />
Dissoudra-t-il enfin l'azur des mers polaires ?<br />
Dedaignant ma douleur, comme les vierges fires<br />
%i ne veulent pas voir le desir a leurs pieds,<br />
Pour ne pas recevoir mes regards eplores,<br />
Tu detournes le front, to baisses les paupieres.<br />
Sans gronder mon amour comme un enfant mutin,<br />
Ami, prends sur ton cceur ma main que ta main kale,<br />
Console ma douleur de ta voix qui m'enjOle,<br />
Sois l'ami secourable et non le dieu lointain.<br />
Ne me renferme pas dans l'horreur de ma geOle,<br />
Apres m'avoir montre les splendeurs du matin.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[HELENE SWARTH.<br />
<br />
<br />
SUR TES YEUX...<br />
<br />
Sur tes yeux puns et froids et tes levres severes<br />
J'appuierai mes regards comme de longs baisers.<br />
Oh ! le doux bleu calin des clairs cieux printaniers<br />
Dissoudra-t-il enfin l'azur des mers polaires ?<br />
Dedaignant ma douleur, comme les vierges fires<br />
%i ne veulent pas voir le desir a leurs pieds,<br />
Pour ne pas recevoir mes regards eplores,<br />
Tu detournes le front, to baisses les paupieres.<br />
Sans gronder mon amour comme un enfant mutin,<br />
Ami, prends sur ton cceur ma main que ta main kale,<br />
Console ma douleur de ta voix qui m'enjOle,<br />
Sois l'ami secourable et non le dieu lointain.<br />
Ne me renferme pas dans l'horreur de ma geOle,<br />
Apres m'avoir montre les splendeurs du matin.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[SWARTH, HELENE: LASSITUDE]]></title>
			<link>https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10411</link>
			<pubDate>Sun, 29 Jul 2012 12:22:23 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett.fontane-place.de/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10411</guid>
			<description><![CDATA[HELENE SWARTH.<br />
<br />
LASSITUDE.<br />
<br />
Le vent dans la foret qui murmure et susurre,<br />
L'angelique elan blanc du tremble et du bouleau,<br />
La floraison de l'herbe et la fraicheur de l'eau,<br />
Les rameaux remues et leur haleine pure,<br />
Le bourdon de l'abeille et l'appel de l'oiseau,<br />
Le myrtil vert laque, les blanches fleurs de mere<br />
Et fougere legere et souple chevelure<br />
Des saules eploree au fil bleu du ruisseau,<br />
Rien ne peut consoler mon ame et rien, digtraire<br />
Mon cceur las et ployant sous les regrets trop lourds.<br />
Laissant couler mes pleurs sur l'herbe et la bruyere,<br />
Caressant lentement la mousse de velours,<br />
Je ne trouve pour Dieu que l'ultime priere :<br />
— Laisse-moi m'endormir — et dormir pour toujours !]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[HELENE SWARTH.<br />
<br />
LASSITUDE.<br />
<br />
Le vent dans la foret qui murmure et susurre,<br />
L'angelique elan blanc du tremble et du bouleau,<br />
La floraison de l'herbe et la fraicheur de l'eau,<br />
Les rameaux remues et leur haleine pure,<br />
Le bourdon de l'abeille et l'appel de l'oiseau,<br />
Le myrtil vert laque, les blanches fleurs de mere<br />
Et fougere legere et souple chevelure<br />
Des saules eploree au fil bleu du ruisseau,<br />
Rien ne peut consoler mon ame et rien, digtraire<br />
Mon cceur las et ployant sous les regrets trop lourds.<br />
Laissant couler mes pleurs sur l'herbe et la bruyere,<br />
Caressant lentement la mousse de velours,<br />
Je ne trouve pour Dieu que l'ultime priere :<br />
— Laisse-moi m'endormir — et dormir pour toujours !]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[SWARTH, HELENE: PLAISIRS PERDUS]]></title>
			<link>https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10410</link>
			<pubDate>Sun, 29 Jul 2012 12:21:02 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett.fontane-place.de/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10410</guid>
			<description><![CDATA[HELENE SWARTH.<br />
<br />
<br />
PLAISIRS PERDUS<br />
.<br />
Mes mains ne trouvent plus leur plaisir puêril<br />
A cueillir, aux sous-bois, la frileuse anemone,<br />
Pale et violacee un peu et qui frissonne,<br />
Frele, a la fraiche brise, au clair soleil d'Avril,<br />
A cueillir les pavots qu'avec les bles Dieu donne,<br />
A recolter la fraise et le fruit du myrtil,<br />
A faire des bouquets d'un ar8me subtil<br />
De feuillages pourpres, dans les forets d'automne.<br />
Mes yeux ne trouvent plus leur bonheur d'autrefois<br />
A voir l'or des colzas, le blond d'un toit de chaume,<br />
La pourpre des couchants, le vat bleute des bois.<br />
Mon coeur ne trouve plus, en errant sous le dome<br />
Des forets, dans la brise une amoureuse voix<br />
Et dans le bleu du ciel la caresse et le baume.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[HELENE SWARTH.<br />
<br />
<br />
PLAISIRS PERDUS<br />
.<br />
Mes mains ne trouvent plus leur plaisir puêril<br />
A cueillir, aux sous-bois, la frileuse anemone,<br />
Pale et violacee un peu et qui frissonne,<br />
Frele, a la fraiche brise, au clair soleil d'Avril,<br />
A cueillir les pavots qu'avec les bles Dieu donne,<br />
A recolter la fraise et le fruit du myrtil,<br />
A faire des bouquets d'un ar8me subtil<br />
De feuillages pourpres, dans les forets d'automne.<br />
Mes yeux ne trouvent plus leur bonheur d'autrefois<br />
A voir l'or des colzas, le blond d'un toit de chaume,<br />
La pourpre des couchants, le vat bleute des bois.<br />
Mon coeur ne trouve plus, en errant sous le dome<br />
Des forets, dans la brise une amoureuse voix<br />
Et dans le bleu du ciel la caresse et le baume.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[SWARTH, HELENE: LES POMMIERS]]></title>
			<link>https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10409</link>
			<pubDate>Sun, 29 Jul 2012 12:19:59 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett.fontane-place.de/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10409</guid>
			<description><![CDATA[HELENE SWARTH.<br />
<br />
LES POMMIERS.<br />
Les vieux pommiers tout ronds, dans le paisible enclos,<br />
Leurs ombres a leurs pieds, en betes familieres,<br />
Enfoncant leurs vieux troncs dans l'herbe aux fleurs legeres,<br />
Enseignent a mon cceur la force et le repos.<br />
Its ne regrettent pas les neiges printanieres<br />
Des blanches floraisons adornant leurs rameaux,<br />
Its ne desirent pas leurs fruits joyeux et beaux,<br />
Mcirissant lentement aux bonnes branches-meres.<br />
Lorsque viendra l'automne au somptueux decor,<br />
Les pommiers donneront leurs fruits de rose et d'or,<br />
Sans rien garder pour eux, genereux et robustes.<br />
Vers l'hiver, leur feuillage aime prendra l'essor,<br />
La bise gemira parmi les branches frustes.<br />
Flagelles, resign6s, ils attendront la mort.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[HELENE SWARTH.<br />
<br />
LES POMMIERS.<br />
Les vieux pommiers tout ronds, dans le paisible enclos,<br />
Leurs ombres a leurs pieds, en betes familieres,<br />
Enfoncant leurs vieux troncs dans l'herbe aux fleurs legeres,<br />
Enseignent a mon cceur la force et le repos.<br />
Its ne regrettent pas les neiges printanieres<br />
Des blanches floraisons adornant leurs rameaux,<br />
Its ne desirent pas leurs fruits joyeux et beaux,<br />
Mcirissant lentement aux bonnes branches-meres.<br />
Lorsque viendra l'automne au somptueux decor,<br />
Les pommiers donneront leurs fruits de rose et d'or,<br />
Sans rien garder pour eux, genereux et robustes.<br />
Vers l'hiver, leur feuillage aime prendra l'essor,<br />
La bise gemira parmi les branches frustes.<br />
Flagelles, resign6s, ils attendront la mort.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[SWARTH, HELENE: AUTREFOIS]]></title>
			<link>https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10408</link>
			<pubDate>Sun, 29 Jul 2012 12:18:39 +0200</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett.fontane-place.de/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10408</guid>
			<description><![CDATA[HELENE SWARTH.<br />
<br />
AUTREFOIS<br />
<br />
Nous etions autrefois, quand tu m'aimais encore,<br />
Deux enfants ingenus qui se donnaient la main,<br />
Ravis de la rosee, eblouis de l'aurore,<br />
Ecoutant les oiseaux, tout le long du chemin.<br />
Sous bois et dans les bles que Pete joyeux dore,<br />
Nous allions, Ars de nous et sirs du lendemain.<br />
Tu disais : — " Je vous aime ! " et moi : — " Je vous adore !<br />
Nous nous baisions la bouche, en cueillant du jasmin.<br />
" L'automne ", disais-tu, " detruira le feuillage,<br />
En tonnant de colere en un supreme orage,<br />
Mais nous aurons l'abri de notre cher foyer.<br />
Et dans le cher foyer dont j'attisais la flamme<br />
Sont tombes tant de pleurs dont tu comblais mon ame<br />
Que j'ai vu dans les pleurs la flamme se noyer.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[HELENE SWARTH.<br />
<br />
AUTREFOIS<br />
<br />
Nous etions autrefois, quand tu m'aimais encore,<br />
Deux enfants ingenus qui se donnaient la main,<br />
Ravis de la rosee, eblouis de l'aurore,<br />
Ecoutant les oiseaux, tout le long du chemin.<br />
Sous bois et dans les bles que Pete joyeux dore,<br />
Nous allions, Ars de nous et sirs du lendemain.<br />
Tu disais : — " Je vous aime ! " et moi : — " Je vous adore !<br />
Nous nous baisions la bouche, en cueillant du jasmin.<br />
" L'automne ", disais-tu, " detruira le feuillage,<br />
En tonnant de colere en un supreme orage,<br />
Mais nous aurons l'abri de notre cher foyer.<br />
Et dans le cher foyer dont j'attisais la flamme<br />
Sont tombes tant de pleurs dont tu comblais mon ame<br />
Que j'ai vu dans les pleurs la flamme se noyer.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Queyrouze, Léona: Le désir]]></title>
			<link>https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10407</link>
			<pubDate>Sat, 03 Mar 2012 15:30:13 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett.fontane-place.de/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10407</guid>
			<description><![CDATA[Léona Queyrouze<br />
USA<br />
<br />
Le désir<br />
<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Gran duol mi presse al cor.<br />
            Dante. Inferno.<br />
<br />
Perchè cantando il duol si disacerba.<br />
            Petrarca.</span><br />
<br />
Un baiser que jamais la lèvre ne saisit,<br />
 Une étoile attirant le papillon caprice,<br />
 Jusqu’à ce que son vol se lasse et s’alourdisse<br />
 Un appel insensé que l’écho nous redit;<br />
<br />
Une ombre qui fait signe et dans l’ombre s’enfuit;<br />
 Fantôme que l’on nomme Idéal, Béatrice;<br />
 Espérance enlacée au regret, précipice<br />
 Où flottent Paolo, Francesca dans leur nuit:<br />
<br />
O désir! monstre ailé, phalène sidérale!<br />
 O démon qui nous tends une toile infernale<br />
 Où l’insecte, la fleur, l’homme vient expirer:<br />
<br />
Que de genoux meurtris, que de mains étendues!<br />
 Que l’homme est malheureux, vivant pour t’adorer,<br />
 Et quels soleils naîtront de nos larmes perdues.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[Léona Queyrouze<br />
USA<br />
<br />
Le désir<br />
<br />
<span style="font-style: italic;" class="mycode_i">Gran duol mi presse al cor.<br />
            Dante. Inferno.<br />
<br />
Perchè cantando il duol si disacerba.<br />
            Petrarca.</span><br />
<br />
Un baiser que jamais la lèvre ne saisit,<br />
 Une étoile attirant le papillon caprice,<br />
 Jusqu’à ce que son vol se lasse et s’alourdisse<br />
 Un appel insensé que l’écho nous redit;<br />
<br />
Une ombre qui fait signe et dans l’ombre s’enfuit;<br />
 Fantôme que l’on nomme Idéal, Béatrice;<br />
 Espérance enlacée au regret, précipice<br />
 Où flottent Paolo, Francesca dans leur nuit:<br />
<br />
O désir! monstre ailé, phalène sidérale!<br />
 O démon qui nous tends une toile infernale<br />
 Où l’insecte, la fleur, l’homme vient expirer:<br />
<br />
Que de genoux meurtris, que de mains étendues!<br />
 Que l’homme est malheureux, vivant pour t’adorer,<br />
 Et quels soleils naîtront de nos larmes perdues.]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Dessommes, George: À UNE JEUNE FILLE]]></title>
			<link>https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10406</link>
			<pubDate>Sat, 03 Mar 2012 15:25:18 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett.fontane-place.de/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10406</guid>
			<description><![CDATA[George Dessommes<br />
 USA<br />
<br />
<br />
À UNE JEUNE FILLE<br />
<br />
 Dès qu’au bord d’un ciel orageux,<br />
 La lune à resplendir commence,<br />
 Sa clarté radieuse, immense,<br />
 Perce le voile nuageux:<br />
<br />
 Et comme elle monte et s’avance,<br />
 Dispersant ses rayons neigeux,<br />
 Un jour limpide et vaporeux<br />
 Bientôt succède à l’ombre intense.<br />
<br />
 Ô toi, mon ange de beauté,<br />
 Toi, ma force et ma volonté,<br />
 Toi, le feu pur dont vit mon âme,<br />
<br />
 Ainsi d’un regard, douce flamme,<br />
 Tu fais dans mon cœur agité<br />
 Descendre la tranquillité.<br />
<br />
 juillet 1876]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[George Dessommes<br />
 USA<br />
<br />
<br />
À UNE JEUNE FILLE<br />
<br />
 Dès qu’au bord d’un ciel orageux,<br />
 La lune à resplendir commence,<br />
 Sa clarté radieuse, immense,<br />
 Perce le voile nuageux:<br />
<br />
 Et comme elle monte et s’avance,<br />
 Dispersant ses rayons neigeux,<br />
 Un jour limpide et vaporeux<br />
 Bientôt succède à l’ombre intense.<br />
<br />
 Ô toi, mon ange de beauté,<br />
 Toi, ma force et ma volonté,<br />
 Toi, le feu pur dont vit mon âme,<br />
<br />
 Ainsi d’un regard, douce flamme,<br />
 Tu fais dans mon cœur agité<br />
 Descendre la tranquillité.<br />
<br />
 juillet 1876]]></content:encoded>
		</item>
		<item>
			<title><![CDATA[Dessommes, George: MADRIGAL]]></title>
			<link>https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10405</link>
			<pubDate>Sat, 03 Mar 2012 15:24:20 +0100</pubDate>
			<dc:creator><![CDATA[<a href="https://sonett.fontane-place.de/member.php?action=profile&uid=1">ZaunköniG</a>]]></dc:creator>
			<guid isPermaLink="false">https://sonett.fontane-place.de/showthread.php?tid=10405</guid>
			<description><![CDATA[George Dessommes<br />
 USA<br />
<br />
<br />
MADRIGAL<br />
 À la plus belle des belles<br />
<br />
 Vous avez la beauté de ces vierges antiques,<br />
 Qui marchaient dans leur gloire et dans leur majesté,<br />
 Le front haut, de nature, et non point par fierté,<br />
 Sur le forum romain ou les rives attiques.<br />
<br />
 Sans bottes à talons, les hommes de ce temps<br />
 Étaient tous d’une taille athlétique et parfaite,<br />
 Et les femmes avaient à relever la tête, <br />
 Pour atteindre des yeux le front de ces titans.<br />
<br />
 Mais ces héros sont morts! leurs cendres ranimées<br />
 N’ont pu produire, hélas! qu’un peuple de pygmées<br />
 Ridicules et vains: je veux parler de nous.<br />
<br />
 Abaissez donc votre œil, superbe Athénienne!<br />
 Afin de voir passer, tremblante, à vos genoux<br />
 Notre foule joyeuse et lilliputienne.<br />
<br />
 (avril 1875), le 25 avril 1875]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[George Dessommes<br />
 USA<br />
<br />
<br />
MADRIGAL<br />
 À la plus belle des belles<br />
<br />
 Vous avez la beauté de ces vierges antiques,<br />
 Qui marchaient dans leur gloire et dans leur majesté,<br />
 Le front haut, de nature, et non point par fierté,<br />
 Sur le forum romain ou les rives attiques.<br />
<br />
 Sans bottes à talons, les hommes de ce temps<br />
 Étaient tous d’une taille athlétique et parfaite,<br />
 Et les femmes avaient à relever la tête, <br />
 Pour atteindre des yeux le front de ces titans.<br />
<br />
 Mais ces héros sont morts! leurs cendres ranimées<br />
 N’ont pu produire, hélas! qu’un peuple de pygmées<br />
 Ridicules et vains: je veux parler de nous.<br />
<br />
 Abaissez donc votre œil, superbe Athénienne!<br />
 Afin de voir passer, tremblante, à vos genoux<br />
 Notre foule joyeuse et lilliputienne.<br />
<br />
 (avril 1875), le 25 avril 1875]]></content:encoded>
		</item>
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